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Hymne à la jeunesse perdue

Hymne à la jeunesse perdue

Où est passé le temps des insouciances
Emportés par les feux de l’impatience ?
De notre quotidien fait d’inertie
Par nos convictions teintées d’apathie,
Dans l’abstention à toute opposition,
Résigné dans nos plates tentations
Par la tiédeur des envies, des plaisirs,
Refroidie dans l’ardeur de nos désirs ;
Les années ravivent ces braises éteintes,
Dans le regret d’une jeunesse emprunte
De la spontanéité innocente ;
De cette indépendance débordante
Que nous nous refusions de contenir
Sans culpabilité et repentir ;
Dans l’incontinence de nos passions,
Dans les idéaux de nos rébellions
Fuyant les mesures et leur barrage,
Récusant tout ce qui nous tenait sage ;
Dans l’aveuglement de nos émotions,
Nous affranchissant de l’appréhension,
Livré à nos plus primaires instincts
Dans un ultime vertige sans frein,
Étourdi au frisson de l’abandon ;
Délivré de ces morales sans nom,
Dans l’ivresse de la désinvolture,
Au-delà des frontières, des censures
Où chaque aventure même délurée
Nous menait sur les chemins débridés
De l’égarement, de la délivrance ;
Griser dans le bonheur de l’inconscience
Par les utopies les plus subversives
De ces folles rêveries excessives
Où le délire était notre apanage,
Dans le détachement, sans aucun gage.



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