Du temps

 

Du temps

C’est une vague en mouvement perpétuel
Qui s’inscrit dans une inexorable durée,
Fixant nos vies, nos mémoires pour l’éternité
Dans nos consciences pétries dans le temporel ;

C’est la quête en l’absolue de notre esprit
Qui fige les instants en une permanence,
L’immortalise dans son besoin de constance
Pour que le souvenir ne tombe dans l’oubli ;

Il soigne nos plaies béantes et traumatisantes
Après des années en apaisant nos blessures,
Dissimulant les traces de nos flétrissures,
Fardant nos âmes meurtries et balbutiantes ;

Il fixe les limites de notre horizon
Dans le déclin de notre corps s’affaiblissant,
Dans la vision posthume de l’agonisant
Éprouvée par nos intenses années de passion ;

Il laisse souvent un gout d’inachevé,
De regret, dans ce que nous n’aurions pas dû dire,
De remords quand nous aurions pu nous retenir,
De désolation quand il nous en a manqué ;

Il n’a pas de durée vraiment déterminée
Mais suit le gré de nos plaisirs, de nos souffrances ;
Nous parait interminable dans l’espérance,
Brillant éphémère dans la félicité ;

Il est un point fixe ancré entre deux extrêmes
Infini, qui est le passé et le futur ;
Dualité immuable d’une mesure
Qui nous sert de repère, de dernier dilemme ;

Il est changement dans la continuité,
Ponctué par le souffle du rythme incessant,
Dans l’unité envoutante mais assurant
Comme un fil l’écoulement à perpétuité ;

Est-il une longue succession de moment
 Dans un flux d’événement sans aucune trêve ?
Où tel un fleuve suit-il son cours et parachève-
T-il le dernier plongeon dans les flots du néant ?



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