Du jour qui décline

Du jour qui décline
 

Derrière ce jour qui s’étiole et tombe,
Je vois se profiler au loin ces tombes
Qui tout en disparaissant dans les ombres
Ravivent mes cauchemars les plus sombres ;

La nuit se répand comme une encre noire
Maculant mon linceul d’un désespoir
Funeste annonçant un prochain néant
Sous un ciel ténébreux et déclinant ;

Une dernière lueur adultère
M’égare et me trompe sur mes repères ;
L’obscure noirceur et ma seule empreinte
Qui me rappelle mes vaines joies défuntes ;

Les rêves m’emportent jusqu’au trépas
Sans jamais me laisser voir l’au-delà ;
L’insomnie réveille mes vieux oublis
Me faisant craindre les prochains minuits ;

Le silence est mon dernier compagnon
Qui me grise aux sons de mes évasions,
Aux chants des étoiles qui apparaissent
Portées par des vérités en détresses ;
 
Le monde s’est endormi avec mes craintes
Insouciant à ces lumières éteintes
Qui ne brille plus que par cette absence
Crépusculaire, glas d’une existence.



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