Du cinéma

Du cinéma

Des auteurs dépassés et sans inspirations,
Écrivent sans conviction avec prétention
Pour tous ces comédiens sans crédibilité
Qui s’évertue à nous convaincre de jouer ;
Tant il est vrai que le monde offre tellement
De scènes où les acteurs sont loin de faire semblant,
Passionnément, avec originalité,
Inventif, lorsqu’il s’agit de vouloir tuer,
Dans une improvisation déjouant tous les rôles
Dans des représentations de moins en moins drôle :
L’homme reste l’interprète le plus doué ;
L’acquis s’incline face au maître qu’est l’innée ;
Le rideau s’est fermé faute de spectateur
Partis exercer leurs talents à plus d’horreur ;
Les projecteurs se sont éteints sur les consciences,
Pour éclairer les nouveaux foyers de violences ;
Les anciens décors ont tous été décrochés,
Trop pauvres, trop éloignés des réalités,
D’une imagination dépassant la fiction
Par la cruauté toujours en émulation,
Où chacun complaisant continue d’applaudir
Le spectacle du vingt heures sans en frémir ;
Dans ce grand théâtre où chacun se joue de l’autre,
Les plus doués passent encore pour des apôtres
De l’équité sociale et pourvu de vertu
Par des figurants voués à être assidus ;
Nous vivons le tout dernier acte d’une vie
Où la comédie s’inscrit dans une tragédie.

 



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