De l’imposture

De l’imposture

Pourquoi cette peur qui ne dit jamais son nom,
De religieux en proie aux spasmes névrotiques
Qui se lit sur leurs visages emprunt de pardon
Et dans les écritures sacrément dyslexiques ?
Faut-il que chacun essai de donner un sens
A une vie qui en manque et dont les chemins
Se perdent dans les méandres de la souffrance ?
Cette route les prédestine à une fin
Qu’ils savent inexorable et que rien ne soulage
Pas même leur assurance en un paradis ;
Malgré les castrations pour devenir plus sage,
Les places seront réservées aux plus décatis,
Aux plus zélés de ceux qui auront sacrifié
Sur l’autel de l’hypocrisie leur libido,
A tous les saints sans aucune concupiscence
Qui pourrait venir réveiller leur lumbago :
Comme une punition calmant leur appétence ;
Pourquoi tant de pleurs lorsque l’on croit au divin,
Si peu de réjouissance aux portes du trépas
Lorsqu’ils regardent agonir, partir leurs défunts ?
Pourtant c’est bien leur Père qui les attendra,
Grâce à leur dévotion et vierge de passion
Dans l’impatience de cet ultime voyage
 Qui enfin, les affranchira des privations,
Détaché des futilités et des bagages,
D’un séjour terrestre emprisonné à leur fer ;
Le mal des hauteurs doit leur causer quelques maux :
Peut-être d’avoir à laisser leurs vaines prières
Où la crainte de découvrir un échafaud
Et s’être fait abusé par un imposteur
Qui prétendait les avoir fait à son image,
Les faits doutés sur ses talents de, «Créateur» ?
Quand l’on voit leur peu d’entrain, malgré l’apanage
D’immortalité qui rassure leurs «pensées
Dermatologiques» où tous craigne pour leur peau :
C’est la mauvaise foi et la duplicité,
Le défaut de la croyance face au tombeau.



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