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De la solitude du penseur

De la solitude du penseur

Sur les sommets là où campe l’homme érudit,
Il y a longtemps que l’herbe verte a jauni :
Jamais un arbre n’y a donné un seul fruit,
Aucun des oiseaux n’y a jamais fait son nid ;

Même le parfum des roses s’est évanoui,
Refusant de franchir les bornes du mépris,
De ceux qui en proie au vertige s’anoxie
Dans l’épineuse vérité de l’hérésie ;

Les journées mornes et dépourvue de poésie,
Il scrute  l’horizon cherchant une égérie ;
Désespéré de n’y trouver aucune amie,
Il se met à réinventer des paradis.

Il finit par redonner un sens à sa vie,
En se servant des mots comme un alibi ;
Dans son jardin tarit des larmes de l’ennui
S’étiole la luxuriance de son esprit.

 



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