De la pensée exhumée

De la pensée exhumée

Le croyant dans sa camisole réflexive
Autistique, génère une pensée chétive,
Dans une crédulité des plus hébétées
D’apathie réincarnée en naïveté ;

Sa foi la plongée dans tous les renoncements
De la prosternation jusqu’à l’atermoiement ;
De cet accessible réprimé par la raison
A la réflexion transie par la confession ;

Il nie le probable et croit dans l’expiation
Voir naître l’espoir au fond de ses convictions ;
Il fuit la certitude comme un châtiment
Dans l’ébriété exaltée du pénitent ;

Il fait du vraisemblable une simple apparence,
Ce complet dans l’indigence de ses croyances
En ressuscitant le possible, paroxysme
De l’illusion angélique du christianisme ;

Le prévisible, cette absolue clairvoyance,
L’affranchi de chercher dans la concupiscence
Car l’amour de tous ses prochains l’expose au pire,
Quand le jeûne va jusqu’à vouloir l’affaiblir ;

Les suppliques continuent ses rêves d’enfant,
Entretien son infantilisme débordant
En caressant des espérances chimériques
En des vœux et des promesses cadavériques ;

Le doute vient émoustiller son rationnel,
Ébranlant sa toute candeur émotionnelle
 Dans la culpabilité la plus castratrice,
Dans l’ivresse de la rédemption salvatrice ;

La prière, anémiée par l’hypocalorique
Hostie, d’une religion quasi famélique
Où la vérité crucifiée et décharnée :
Est le squelette d’une pensée exhumée.



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