Consolation

Consolation

Comme un rêve qui se dessine,
Je m’abandonne à ton image,
Comme un tout dernier mirage,
Que le temps qui passe assassine ;

Ton regard semble recherché
Un repère dans cette empreinte,
Dans les émois de cette étreinte,
Que rien ne saurait effacer ;

Tes lèvres essayent de me dire,
Ce que les mots ne savent plus,
Dans tes émotions contenues,
Vouloir exprimer sans gémir ;

Tes mains se sont faites inquiétantes,
Quand mon souffle s’est arrêté,
Pour entendre ta satiété,
Dans une dernière entente ;

Ton abandon est un aveu
Que tu ne saurais me confier,
De l’enchantement consommé,
Dans l’ivresse d’un dernier jeu ;

Cette vague vibre ton corps
Lorsque chavirant dans un cri,
Dans l’abondance de l’envie,
Mon instinct se fait matador ;

Il n’y a point de réconfort
Autre que celui de tes yeux,
Se fermant pour gouter aux cieux,
Dans l’oubli fiévreux de nos corps.

Nous  nous sommes enfin consolés
De ces années passées en vain,
A se réveiller le matin,
Aussi pauvre qu’au soir couché.



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